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Zelensky compte sur une reprise des négociations avec Moscou dès septembre

Published on septembre 8, 2026 at 16:57

Des frappes aériennes russes sur Kiev, le 8 septembre 2026 en Ukraine — Sergei SUPINSKY / AFP
De la fumée au-dessus de Kiev après des frappes aériennes russes, le 8 septembre 2026 en Ukraine — Eugene KOTENKO / AFP
La fumée de frappes aériennes russes sur Kiev, le 8 septembre 2026 en Ukraine — Mladen ANTONOV / AFP
Des frappes aériennes russes sur Kiev, le 8 septembre 2026 en Ukraine — Sergei SUPINSKY / AFP

Le président Volodymyr Zelensky a dit mardi tabler sur une reprise dès septembre des pourparlers entre Moscou, Kiev et Washington pour trouver une issue à la guerre en Ukraine, au moment où la Russie a repris ses frappes massives après une pause de trois jours.

Vladimir Poutine et Donald Trump ont pour leur part échangé mardi au téléphone lors d'une conversation "d'une extrême franchise", qui a porté sur la visite à Moscou et à Kiev des émissaires américains, a rapporté le Kremlin.

Steve Witkoff et Jared Kushner se sontt rendus ce week-end dans les deux capitales pour relancer un processus diplomatique au point mort depuis février, plus de quatre ans après le début de l'invasion russe.

Malgré la reprise des bombardements, M. Zelensky s'est montré positif, indiquant que les émissaires avaient proposé de nouvelles idées, qui sont "tout à fait bonnes et méritent d'être prises en considération".

Sans détailler ces nouvelles propositions, le président ukrainien a annoncé que Kiev allait se préparer à "faciliter la tenue d'une réunion trilatérale entre l'Ukraine, la Russie et les États-Unis" cet automne, "peut-être dès le mois de septembre".

Le conseiller diplomatique de M. Poutine, Iouri Ouchakov, a lui aussi jugé "positifs" les résultats de la visite des envoyés de M. Trump et indiqué que le "travail (...) se poursuivra".

Les efforts de médiation entrepris par Washington en 2025 avaient abouti à plusieurs réunions entre Russes et Ukrainiens. Mais aucun plan de paix n'avait été confirmé, les deux camps n'étant pas parvenus à s'entendre sur la question des territoires revendiqués par Moscou.

L'Ukraine craint une poursuite des hostilités pendant l'hiver, période critique pendant laquelle la Russie a les moyens de frapper durement, comme en 2025, le réseau énergétique du pays.

L'armée russe a d'ailleurs repris dans la nuit de lundi à mardi ses frappes sur la capitale ukrainienne, après une trêve de trois jours liée à la visite des émissaires américains.

De fortes explosions ont été entendues tôt mardi à Kiev par des journalistes de l'AFP, qui ont vu des panaches de fumée ainsi que les lueurs d'un incendie.

Au moins cinq personnes ont été tuées et 25 blessées dans cette attaque, qui a impliqué au moins 166 drones et des dizaines de missiles, d'après les autorités ukrainiennes.

"C'était terrifiant, nous avons à peine réussi à courir jusqu'au parking, qui tremblait de partout", a témoigné auprès de l'AFP Nina Kimova, 55 ans, qui a vu sa voiture "complétement brûler".

"Les enfants pleuraient, et les animaux aussi. C'était très effrayant", ajoute-t-elle.

Oleksandre Tsvilikhovsky, 26 ans, a vu un entrepôt être frappé tout près de son immeuble. "J'aurais aimé que les Américains ne soient pas partis", lâche-t-il.

Selon le parquet de Kiev, au moins 14 immeubles résidentiels, une école, une clinique, 25 voitures, un supermarché et des entrepôts logistiques ont été touchés.

Le ministère russe de la Défense a, lui, affirmé avoir frappé des usines de fabrication de composants de drones et de missiles, des dépôts de munitions et des entrepôts militaires.

L'Ukraine ne communique quasiment jamais sur les dégâts infligés aux installations militaires.

"Dès le départ des émissaires de paix du président américain, (Vladimir) Poutine a lancé une nouvelle attaque massive et horrible contre Kiev", s'est indigné le chef de la diplomatie ukrainienne, Andriï Sybiga, sur le réseau social X.

Volodymyr Zelensky a pour sa part réitéré ses appels aux Occidentaux à lui fournir davantage de moyens de défense antimissile. Il a indiqué vouloir rencontrer M. Trump après le 20 septembre pour évoquer ce sujet.

A cet égard, le Royaume-Uni et l'Allemagne ont annoncé leur intention d'envoyer d'urgence à l'Ukraine de nouveaux missiles Patriot, les seuls capables d'intercepter les missiles russes les plus avancés.

La Russie et l'Ukraine sont engagées depuis des mois dans une nette escalade des frappes à longue portée, qui visent des sites énergétiques, logistiques et portuaires, ainsi que des navires en mer Noire.

Selon Volodymyr Zelensky, cité par le média américain Axios, Vladimir Poutine a signalé aux émissaires américains être disposé à entamer des négociations en vue d'une "désescalade" cet hiver, qui pourrait se traduire par une suspension par les deux camps des frappes sur des secteurs stratégiques.

Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov a cependant écarté mardi une proposition turque d'arrêter les attaques en mer Noire, estimant qu'une telle initiative serait "irréaliste" et "impossible à surveiller".

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