Economie/Finances

Volkswagen confirme envisager jusqu'à 50.000 suppressions d'emplois supplémentaires, selon une note interne

Published on juillet 13, 2026 at 16:54

Le PDG de Volkswagen Oliver Blume, lors de la présentation de résultats  du groupe à Wolfsburg, en Allemagne, le 11 mars 2025
Des salariés de Volkswagen, portant des drapeaux d'IG Metall, protestant contre le plan de restructuration préparé par la direction, à Zwickau, le 9 juillet 2026
Le PDG de Volkswagen Oliver Blume, lors de la présentation de résultats du groupe à Wolfsburg, en Allemagne, le 11 mars 2025
Volkswagen confirme envisager jusqu'à 50.000 suppressions d'emplois supplémentaires, selon une note interne

Le PDG de Volkswagen, Oliver Blume, a déclaré lundi à ses employés que 50.000 emplois supplémentaires pourraient être supprimés au sein du géant automobile, selon une note interne consultée par l'AFP, confirmant des informations parues précédemment dans la presse allemande.

"La prochaine étape consiste à ramener nos frais généraux à un niveau compétitif", avance M. Blume. "Comme la moitié de nos frais généraux provient des coûts de personnel, un calcul théorique, en supposant que les coûts de main-d'œuvre restent inchangés, aboutirait à la suppression d'environ 50.000 emplois dans le monde", a-t-il ajouté, cité dans le document.

Cela confirme les craintes du puissant syndicat IG Metall, qui a organisé la semaine dernière des manifestations à la suite d'informations parues dans la presse selon lesquelles le plus grand constructeur automobile européen pourrait supprimer 100.000 emplois – au lieu des 50.000 convenus précédemment – et fermer quatre usines allemandes.

Dans cette note, M. Blume a déclaré vouloir souligner que des "solutions intelligentes" étaient préférables à la fermeture d'usines, mais a ajouté que l'avenir de ces quatre sites ne pouvait être garanti.

"La vérité est également qu'en l’état actuel des choses, nous ne pouvons pas confirmer que les usines d'Emden, Hanovre, Zwickau et Neckarsulm seront en mesure de fonctionner de manière compétitive jusque dans les années 2030", a-t-il déclaré.

Le plus grand constructeur automobile européen subit une pression intense due aux droits de douane américains, à la baisse des marges bénéficiaires sur les voitures électriques et, surtout, à la concurrence acharnée en Chine, le plus grand marché automobile mondial, dont les exportations vers l'Europe ne cessent de croître.

La direction du groupe, qui englobe dix marques dont Volkswagen, SEAT, Audi et Porsche, et les représentants du personnel se sont réunis jeudi pour évoquer les plans de réduction des coûts, sans annoncer de décision formelle dans l'immédiat.

vbw/lep/pyv/spi

© Agence France-Presse

Latest stories