Société

Venezuela: salles de classes désertes pour la rentrée après le tremblement de terre

Published on septembre 16, 2026 at 07:35

Une enseignante parle avec deux élèves pendant un cours lors de la rentrée scolaire à La Guaira, le 15 septembre 2026, au nord du Venezuela. — Federico Parra / AFP
Une enseignante joue avec deux enfants dans une école de La Guaira, le 15 septembre 2026, au nord du Venezuela. — Federico Parra / AFP
Une enseignante parle avec deux élèves pendant un cours lors de la rentrée scolaire à La Guaira, le 15 septembre 2026, au nord du Venezuela. — Federico Parra / AFP

Salles de classe désertes et cours sous des tentes: à La Guaira, la rentrée scolaire a été perturbée, plus de deux mois après les tremblements de terre qui ont fait plus de 6.500 morts au Venezuela 

Dans cet Etat au nord de Caracas, le plus durement touché par le double séisme du 24 juin, des dizaines d'écoles ont été endommagées. Sur 190 immeubles immeubles effondrés, 11 étaient des établissements scolaires.

En outre, quelque 60 centres scolaires ont été réquisitionnés et aménagés en refuges pour accueillir les milliers de personnes sans domicile.

Malgré la tragédie, la vie doit continuer, estime Amni Nuñez, un ingénieur industriel de 40 ans qui a emmené ses deux enfants à l'école. "Nous devons apprendre à vivre dans ce que le tremblement de terre a laissé", estime-t-il.

L'un des rares établissements ouverts à La Guaira, au nord de Caracas, est l'Unité éducative diocésaine Jean-Paul II, d'une capacité de 800 élèves. Seuls quelque 300 se sont inscrits, a indiqué son directeur, Marco Antonio Espinoza.

"La reprise des cours va se faire de manière progressive et sécurisée, en tenant compte avant tout de l'aspect socio-émotionnel, non seulement de nos élèves, mais aussi de notre personnel", souligne-t-il.

"Il est normal que nous ressentions de la peur, d'autant plus avec les plus de 2.000 répliques que nous avons déjà subies. Malgré cette crainte, malgré les répliques, je vois des gens désireux de vivre, prêts à accomplir leurs activités", ajoute-t-il.

Yanet Dominguez, institutrice dans cette école où seulement sept enfants suivaient les cours ce mardi, a tenté de rassurer des parents inquiets.

Ils "m'ont demandé si l'établissement était solide, je leur ai répondu que oui, que l'établissement avait même été amélioré et qu'ils ne devaient pas avoir peur d'y envoyer leurs enfants", indique-t-elle.

Dans l'ensemble du pays, 80 écoles ont subi des dommages structurels et 900 autres des dégradations, selon les chiffres officiels.

Entre des immeubles affectés par le séisme, sous une tente, une enseignante trace un cercle au tableau et parle de gestion des émotions devant 14 élèves. Il s'agit d'une petite école improvisée mise en place il y a deux mois pour permettre aux enfants de retrouver un semblant de quotidien.

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