France

A un mois de la visite du pape, les préparatifs s'accélèrent

Published on août 25, 2026 at 13:49

Le pape Léon XIV, le 21 avril 2026 à Malabo, en Guinée équatoriale — Alberto PIZZOLI / AFP
Le pape Léon XIV célèbre une messe dans le port de Rimini à l'occasion d'une visite pastorale, le 22 août 2026 — Stefano RELLANDINI / AFP
Le pape Léon XIV salue depuis l'hélicoptère avant de décoller près du port de Rimini, à l'issue d'une visite pastorale, le 22 août 2026 — Stefano RELLANDINI / AFP
Le pape Léon XIV, le 21 avril 2026 à Malabo, en Guinée équatoriale — Alberto PIZZOLI / AFP

Des inscriptions prises d'assaut, des milliers de bénévoles et des jeunes déjà au rendez-vous : la visite de Léon XIV suscite un "engouement" qui ravit l’Église de France, en pleins préparatifs à un mois de l'arrivée du pape.

"Non seulement le Stade de France est complet mais nous avons déjà 400.000 inscrits pour la messe du 26 septembre place de la Concorde", à Paris, s'est réjoui dans le journal La Tribune Mgr Benoît Bertrand, le président du comité d'organisation du voyage apostolique prévu du 25 au 28 septembre.

Le défi logistique est énorme pour le voyage qui passera par Paris, Lourdes et Metz.

A Paris, la visite commencera le vendredi 25 par une rencontre avec le président de la République, Emmanuel Macron, suivi dans l'après-midi, d'une visite à l'Unesco.

Léon XIV se rendra ensuite en papamobile jusqu'à la cathédrale Notre-Dame, qu'il sera le premier pape à visiter depuis sa réouverture en décembre 2024, pour des vêpres réservées au clergé.

Suivra ensuite une grande veillée pour les jeunes (de 17 à 35 ans), le vendredi soir au Stade de France de Saint-Denis, mais les 80.000 places sont, selon le diocèse de Paris, parties "en une heure", faisant de nombreux déçus.

Seule information sur le programme de cette soirée : la participation de la chanteuse Monroe.

Pour cette visite apostolique, un accent particulier est mis sur les jeunes, dont le regain de baptêmes en France intéresse particulièrement le souverain pontife, dans un contexte de sécularisation en Europe.  

En marge du programme officiel, les adolescents (de 13 à 17 ans) sont conviés sur le parvis de la Défense le samedi 26 au matin, pour un rassemblement festif (mais sans Léon XIV). Les 10.000 jeunes attendus gagneront ensuite la place de la Concorde et les Champs-Elysées pour assister à la messe du pape.

La messe est l'événement phare de l'étape parisienne, pour lequel 400.000 personnes sont déjà inscrites. Les réservations sont gratuites, mais recommandées car elles permettent de faciliter l'organisation de cet événement hors norme.

Décidé au printemps, organisé en un temps record, l'événement reposera aussi sur les bénévoles : 12.000 sont déjà inscrits à Paris (sur 15.000 attendus), 1.100 à Metz et 2.000 à Lourdes.

Car à Lourdes, où le pape célèbrera une messe le dimanche 27 à 11H00 sur la prairie du Sanctuaire, les préparatifs s'intensifient aussi : "On est à 115.000 inscrits, ça ne fait que monter. On s’approche très vite de la jauge maximale des 150.000", dit à l'AFP David Torchala, directeur de la communication du sanctuaire, qui se dit "surpris par l’engouement".

Douze kilomètres de barrières, 1.500 prêtres distribuant la communion... "Tout le gazon sera occupé par les pèlerins", ajoute M. Torchala, qui convient que le défi est "énorme".

Pour l'occasion, le Sanctuaire a décidé de recouvrir totalement les mosaïques du prêtre slovène Marko Rupnik, accusé d'agressions sexuelles, qui ornent la façade de la basilique. "L’idée est de pouvoir les maintenir couvertes après le départ du pape", explique M. Torchala.

Car c'est à Lourdes que Léon XIV rencontrera des victimes de violences sexuelles dans l’Église. En 2021, un rapport avait estimé à 330.000 le nombre de victimes mineures en France depuis 1950.

C'est aussi à Lourdes, devant des malades, que Léon XIV parlera de la fin de vie, lors du voyage placé sous la devise "Pour que le monde ait la vie". Le sujet a largement mobilisé l’Église en France, alors que le Parlement votait un texte sur l'aide à mourir.

Le pape se rendra enfin le lundi 28 à Metz, en Moselle, où est enterré Robert Schuman, l'un des pères de la construction européenne, et dont l’Église a entamé le procès canonique en vue de sa béatification.

Il adressera là "un message de paix, d’amitié entre les Nations et de réconciliation entre les pays", dit Mgr Bertrand.

"Un appel d’autant plus fort qu'il sera lancé en présence du président de la République (et) de ses homologues européens", selon lui.

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