Politique

Présidentielle: Glucksmann dénonce une opération russe de "déstabilisation" le visant

Published on août 4, 2026 at 10:31

Raphaël Glucksmann participe à un débat à Montrouge, au sud de Paris, le 22 juin 2026 — Ludovic MARIN / AFP
Raphaël Glucksmann participe à un débat à Montrouge, au sud de Paris, le 22 juin 2026 — Ludovic MARIN / AFP

Le probable candidat à la présidentielle Raphaël Glucksmann a déploré avoir été la cible d'une opération russe de "déstabilisation de l'élection présidentielle", via une fausse information impliquant sa compagne la journaliste Léa Salamé et le journaliste Edwy Plenel.

"Le Secrétariat Général de la Défense et de la Sécurité Nationale (SGDSN) m'a informé que j'étais la cible d'une attaque du groupe Storm-1516, directement piloté par le GRU", les services secrets de l’armée russe, a indiqué le député européen sur ses réseaux sociaux lundi soir.

"L’opération russe est identifiée, tracée, attribuée", ajoute-t-il, estimant que ce n'est "qu’un début".

Le même réseau prorusse Storm-1516 avait déjà ciblé en juillet un autre candidat à la présidentielle, Édouard Philippe, via des posts sur les réseaux sociaux relayant de fausses informations sur sa santé, avaient indiqué fin juillet à l'AFP des sources sécuritaires.

Raphaël Glucksmann explique que l'attaque le visant s'est faite par le biais d'un faux média "fabriqué de toute pièce", reprenant les codes exacts du média en ligne Blast, et en usurpant l'identité de journalistes, pour "produire de faux documents, reproduire des voix grâce à l'intelligence artificielle, diffuser une vidéo entièrement truquée impliquant ma compagne Léa Salamé et Edwy Plenel".

Edwy Plenel avait lui-même mis en garde il y a quelques jours sur X contre cette fause information.

Cette fake news faisait état d'un "complot" visant à favoriser la candidature de M. Glucksmann. Elle "a été relayée sur les réseaux sociaux par d'autres faux médias, se disant anti-système", note M. Glucksmann.

"Le but est de rendre viral un mensonge total pour salir des personnalités considérées comme hostiles par le régime russe", déplore-t-il, précisant qu'il s'agissait du "mode opératoire typique des services russes partout en Europe".

Rappelant l'avoir "disséqué pendant des années à la tête de la commission spéciale du Parlement européen sur les ingérences étrangères dans nos démocraties", M. Glucksmann avertit: "la campagne de 2027 sera marquée par des ingérences massives".

Il accuse Vladimir Poutine de vouloir faire "basculer la France", et permettre à "ses pantins démagogues" de prendre le pouvoir, pour obtenir "l'implosion du bloc européen".

"Ses services cibleront donc tous les candidats démocrates et pro-européens", prévient-il, et "me viseront particulièrement", car "je suis en première ligne pour défendre la souveraineté européenne".

"Loin de m’intimider, leur hostilité me motive et souligne la justesse de notre lutte. Nous ne laisserons pas les sbires du Kremlin ébranler notre démocratie", assure-t-il.

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