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Paris-Marseille : SNCF et Alstom reportent encore la mise en service du nouveau TGV pour les derniers réglages

Published on septembre 11, 2026 at 18:47

Le TGV M (modulaire) dee nouvelle génération qui circulera sous la marque Inoui de la SNCF, à sa sortie de l'usine Alstom de Belfort, le 29 avril 2024 — FREDERICK FLORIN / AFP
Le TGV M (modulaire) dee nouvelle génération qui circulera sous la marque Inoui de la SNCF, à sa sortie de l'usine Alstom de Belfort, le 29 avril 2024 — FREDERICK FLORIN / AFP

La SNCF et le constructeur ferroviaire Alstom ont confirmé vendredi un nouveau report de la mise en service commerciale du nouveau TGV "M" sur l'axe Paris-Marseille, à "l'automne 2026", évoquant des "réglages" encore en cours.

Le TGV, qui roulera sous la marque Inoui de la SNCF, devait initialement être mis en service avant les Jeux olympiques de Paris en 2024, avant d'être décalé à 2025 puis 2026 en raison de tiraillements entre le constructeur et l'exploitant, puis à juillet et finalement à la rentrée 2026.

Les deux entreprises ont "confirmé le bon fonctionnement global du train", homologué en mai par les autorités française et européenne pour la sécurité et les performances, ont-elles affirmé dans un communiqué commun vendredi.

Mais elles ont préféré prolonger la dernière "phase de mise au point" pour procéder à des "réglages et améliorations" concernant "le confort" des voyageurs et le "service à bord", ajoute le communiqué, confirmant une information dévoilée par le quotidien Les Echos.

"D'habitude, nous mettons en service commercial les nouveaux trains, puis nous avons une période de rodage de plusieurs mois. Dans ce cas, nous préférons boucler les réglages au maximum avant la mise en service", explique-t-on chez SNCF Voyageurs, la filiale qui en a commandé 160 exemplaires au total pour plus de 5 milliards d'euros.

Les deux entreprises tablent désormais sur une mise en service "dans le courant de l'automne 2026", soit entre le 23 septembre et le 21 décembre.

Tout l'été, une démarche inédite de "circulations pré-commerciales" sur les rails français a été mise en place pour tester le train en livrée blanche et au nez pointu, avant l'accueil des premiers voyageurs payants.

Quelque 2.000 salariés SNCF ou Alstom y ont participé, pour certains en tant que voyageurs, afin de noter leur expérience, ainsi que 1.600 clients-mystère.

Les améliorations à apporter concernent aussi bien des réglages de capteurs que le temps de réponse des caisses enregistreuses de la voiture-bar, eux-mêmes liés au niveau d'alimentation en électricité qui peut différer selon la région traversée.

Les réglages doivent être effectués par le contructeur Alstom dans les prochaines semaines et la SNCF procédera à une nouvelle série d'essais à blanc avant le grand jour.

Avec 400 innovations différentes, ce TGV "n'est pas une nouvelle version d'un train existant, c'est un TGV totalement nouveau, comme l'ont été le TGV Orange en 1981 et le TGV à deux niveaux dans les années 1990", soulignait en mai l'ex-PDG de SNCF Voyageurs, Christophe Fanichet.

La SNCF a rebaptisé ce train, initialement connu sous le nom d'"Avelia Horizon" chez Alstom, avec la lettre "M" pour souligner ses qualités de modularité.

L'exploitant peut facilement ajouter ou retrancher des premières ou des secondes classes en fonction des lignes et des saisons.

Avec ses deux étages, le train accueille 740 places par rame, soit plus de 1.400 passagers d'un coup lorsque les rames sont doublées, soit 20% de plus que son prédécesseur.

Le tout, en consommant 20% d'énergie en moins grâce à un "nez" plus aérodynamique pour une meilleure pénétration dans l'air, et en émettant 32% de CO2 en moins, selon la SNCF.

Autre innovation : l'intégration de batteries développées par Saft, pour permettre au train d'être autonome en énergie en cas de rupture de caténaire ou de coupure d'électricité. Utile équipement pour éviter les galères des passagers qui ont suffoqué cet été sans climatisation lorsque des trains se sont arrêtés en pleine voie, à la suite d'une rupture des caténaires qui les alimentent en électricité.

SNCF Voyageurs compte exploiter ces nouveaux trains d'abord sur la ligne Paris-Marseille. Une trentaine seront dédiés aux liaisons Eurostar sous la Manche et une partie à des liaisons en Italie prévues par la SNCF, même si là aussi elle se heurte à des retards.

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