Macron rend hommage à François Patriat, sa "bienveillance" et sa "fidélité"
"À chaque fois que je me suis retourné, François était là" : Emmanuel Macron a rendu hommage mardi au sénateur François Patriat, décédé le 19 août à l'âge de 83 ans, saluant dans cet indéfectible soutien sa "bienveillance" et sa "fidélité".
"Il faut dire que la vie allait très bien à François Patriat. Il était la vie", a souligné le chef de l'Etat lors des obsèques du président du groupe macroniste au Sénat, à Semur-en-Auxois (Côte d'Or), sa ville natale.
"Sa vie (...) n'était pas une vie de dossiers. Non, c'était une vie au service des femmes et des hommes qu'il aimait. Une vie de connaissances, de terrain, qui se jauge au regard", a poursuivi M. Macron, qui s'exprimait en tant qu'"ami" du Bourguignon.
Ancien socialiste, proche de Michel Rocard mais admirateur de François Mitterrand, secrétaire d'État au Commerce puis ministre de l'Agriculture du gouvernement de Lionel Jospin entre 2000 et 2002, François Patriat fut l'un des premiers à rejoindre Emmanuel Macron avant son élection en 2017.
Plusieurs marcheurs de la première heure étaient ainsi présent aux funérailles dans la collégiale Notre-Dame, comme le président du Conseil constitutionnel Richard Ferrand. Ainsi que de nombreux membres du gouvernement, dont le Premier ministre Sébastien Lecornu, le président du Sénat Gérard Larcher, la présidente de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet, ou encore les anciens chefs du gouvernement François Bayrou, Gabriel Attal, Elisabeth Borne et Michel Barnier.
Une centaine de personnes ont assisté à l'extérieur, sur un écran installé sur le parvis, à la messe célébrée par l'archevêque de Dijon Antoine Hérouard.
Au titre de son engagement précoce, le président de la République a insisté sur la "bienveillance" et la "fidélité" de ce compagnon de route réputé pour sa faconde, décédé des suites d'un grave accident de vélo survenu mi-juillet.
"Lorsque d'aucuns parlaient, il y a un peu plus d'une décennie, d'un nouveau monde politique, beaucoup furent surpris de voir ce sénateur qui avait déjà quelques décennies de vie politique en devenir le chantre, ou le porte-parole. Ce n'était pas tout à fait naturel, mais il l'a fait parce qu'il était libre et tout à la fois fidèle", a appuyé un Emmanuel Macron visiblement ému.
Ardent défenseur du bilan des deux quinquennats Macron, "il était fidèle, tout entier, et dans des temps où beaucoup pensent que l'inventaire vaut mieux que d'assumer bravement, il a assumé bravement", a-t-il encore salué.
"Et là où beaucoup pensent que l'esprit de défaite a déjà gagné, lui, il se battait", a-t-il encore fait valoir.
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