Les Bourses européennes en hausse dans l'attente des chiffres de l'emploi américain
Les Bourses mondiales étaient en hausse vendredi, alors que le pétrole baissait de nouveau avant la publication des chiffres de l'emploi aux Etats-Unis à 12H30 GMT.
Avant l'annonce de ces chiffres de l'emploi américain, les contrats à terme négociés avant la séance à Wall Street montraient un léger appétit pour le risque: Dow Jones +0,09%; S&P 500 +0,17% et Nasdaq +0,45%.
Les chiffres de l'emploi sont très attendus par les marchés qui les perçoivent comme un indicateur des risques d'inflation donc d'un relèvement des taux par la Réserve fédérale lors de sa prochaine réunion en septembre.
Les analystes sondés par Bloomberg tablent sur une création de 80.000 emplois et sur un taux de chômage stable à 4,2%.
Des chiffres plus solides que prévu pourraient "renforcer les anticipations d'une hausse des taux en septembre", ce qui pousserait le dollar à la hausse, explique Kathleen Brooks, analyste chez XTB.
"Un chiffre trop faible cependant, raviverait les craintes sur la croissance américaine et pourrait provoquer une nouvelle séquence de nervosité sur les marchés. Pas facile de trouver le bon équilibre", avance John Plassard, analyste de Cité Gestion.
En Europe, Paris continuait sur la voie des records vers 11H00 GMT (+0,51% à 8.744,50 points) et battait même son record en séance de la veille (8.742,53 points), avant de retomber très légèrement.
Au total, 28 des 40 valeurs étaient orientées en hausse avec dans le trio de tête Pernod Ricard (+2,52%), Dassault Systèmes (+1,93%) et STMicroelectronics (+1,61%).
Francfort progressait encore plus fortement (+0,86%), emmenée par le champion des petites annonces Scout24 (+5,29%) et le fabricant de logiciels SAP (+3,83%).
Les bons résultats du premier assureur européen Allianz suscitaient des prises de bénéfices et un recul du titre (-0,77%).
Londres (+0,74%) et Milan (+0,40%) accéléraient également leur progression.
En Asie, les Bourses ont reculé vendredi (-0,11% pour l'indice Nikkei à Tokyo et -0,60% pour le Kospi à Séoul). A Honk Kong, le Hang Seng, a résisté et gagné 0,54%.
Wall Street avait terminé également en recul la veille sur ses trois indices: Dow Jones -0,85%, Nasdaq -0,06%, S&P 500 -0,18%.
A la mi-journée en Europe, les prix du pétrole recommençaient à baisser après deux jours de hausse.
Vers 11H00 GMT, le Brent de la mer du Nord, référence du brut en Europe, reculait (-0,74%) à 81,88 dollars, et le WTI américain s'échangeait à 76,91 dollars (-0,49%).
Les prix du pétrole reflètent "les incertitudes géopolitiques au Moyen-Orient" d'après l'analyste Andreas Lipkow de CMC Marekts.
Ces informations pointent vers "un marché nerveux à l'approche du weekend", estime Arne Lohmann Rasmussen, analyste de Global Risk Management.
Le président américain Donald Trump a de nouveau promis jeudi que le détroit d'Ormuz, artère maritime cruciale verrouillée par Téhéran depuis le début de la guerre contre l'Iran, pourrait rouvrir "bientôt".
L'Iran poserait cependant des conditions à un accord de paix.
"Selon les informations relayées par les médias locaux, Téhéran envisagerait d'interdire le passage aux navires américains et israéliens, tout en exigeant des compensations des pays jugés hostiles", d'après John Plassard.
"Cette perspective a suffi à faire réapparaître la vieille équation qui hante Wall Street : pétrole plus cher, inflation plus persistante et Réserve fédérale potentiellement plus agressive", ajoute-t-il.
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