Economie/Finances

Les Bourses de records en records en attendant un accord en Iran et SpaceX

Published on août 4, 2026 at 18:46

La Bourse de Paris a ouvert en hausse vendredi, les yeux tournés vers le Moyen-Orient et les premiers doutes concernant l'accord de paix Etats-Unis/Iran — ERIC PIERMONT / AFP
La Bourse de Paris a ouvert en hausse vendredi, les yeux tournés vers le Moyen-Orient et les premiers doutes concernant l'accord de paix Etats-Unis/Iran — ERIC PIERMONT / AFP

Les Bourses mondiales volaient mardi de records en records dans l'espoir d'un accord de paix en Iran qui ramène le pétrole en dessous des 80 dollars le baril, avant les résultats de SpaceX mardi soir.

La passe de quatre : en Europe, les principaux indices ont touché leur sommet historique à Paris, Francfort, Milan et Madrid.

A Paris (+0,61%, 8.666,63 points), le CAC 40 a dépassé son record du 26 février 2026 juste avant la guerre au Moyen-Orient (8.620,93 points).

A Milan, le FTSE MIB (+1,26%) a terminé à 53.540,50 points, au-dessus de son précédent record (52.959,14 le 6 juillet).

A Francfort, le DAX a battu son record de la veille (+0,77% à 26.202,35 points) tout comme à Madrid où l'IBEX a franchi pour la première fois le seuil des 20.000 points (+0,21% à 20.023,60 points).

"La ruée sur les actions allemandes apporte une dynamique étonnamment positive au DAX au début d'un mois d'août généralement calme", décrypte à chaud le spécialiste de la place, Andreas Lipkow pour CMC Markets.

"Les principaux moteurs sont la poursuite de la baisse des prix de l'énergie" et des "bilans trimestriels (d'entreprises) et des perspectives convaincants", ajoute-t-il.

Londres a également progressé (+0,20%), mais sans battre de record, plombé par le recul du pétrole qui provoque des prises de bénéfices sur le titre de BP (-4,91%) et Shell (-2,47%).

La fièvre des cimes touche également Wall Street où le S&P 500 a battu son record en séance en dépassant le seuil des 7.700 points (+1,50% à 7.714,68 points vers 16H15 GMT).

Porté par une excellente saison des résultats, le Dow Jones (+1,76%) n'était pas en reste avec un record en séance à 54.118,28 points.

Le Nasdaq Composite progressait également fortement (+2,04%) à 26.440 points profitant d'un regain de confiance dans la tech.

New York vit mardi un véritable compte à rebours avec la première publication des résultats de SpaceX depuis l'entrée en Bourse le 12 juin du navire amiral d'Elon Musk (internet par satellite et promesses de centres de données dans l'espace voire de conquête spatiale de Mars).

"Les investisseurs vont se focaliser sur Starlink, machine à générer du cash pour financer les autres dépenses de l'IA", affirme à l'AFP Antoine Andreani, analyste pour XTB.

Des dépenses d'investissement qui "explosent" ou un "discours vague de Musk" pourraient doucher l'ardeur des investisseurs, ajoute-t-il.

La valorisation de SpaceX est montée à 2.600 milliards de dollars, avant de perdre 1.200 milliards, explique Stephen Innes : "Le titre a clôturé lundi à 114,53 dollars, soit environ 43% en dessous de son sommet post-introduction", ajoute l'analyste de SPI Asset Management.

Vers 16H15 GMT, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en octobre, perdait 5,16% à 79,45 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTI), pour livraison en septembre, reculait de 5,36% à 76,03 dollars.

"Nous sommes en discussions avec les Iraniens, et je pense qu'il y a une chance que nous parvenions aujourd'hui ou demain à un accord visant à rouvrir le détroit et à aller vers une normalisation", a déclaré le secrétaire d'Etat à la Défense américain Scott Bessent dans un entretien à la chaîne CNBC.

Sur le marché monétaire, le yen japonais s'échangeait à 157,48 yens pour un dollar vers 16H00 GMT, conservant une grande partie de ses gains après l'intervention conjointe de Tokyo et Washington vendredi sur le marché des changes.

Les deux pays se sont entendus pour racheter massivement des yens sur le marché, et donc muscler la valeur de la devise, alors que le yen avait récemment glissé à son plus bas niveau en 40 ans face au billet vert.

Sur le marché des taux d'emprunt des Etats et des entreprises, l'heure était à la détente. Le rendement des bons américains à dix ans revenait à 4,62% contre près de 4,68% la veille.

En Europe, le "Bund" allemand à dix ans baissait également à 3,10% contre 3,15%, tout comme les obligations françaises à dix ans (3,88% contre 3,93%).

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