Basket: les Bleues écartent l'hôte allemand pour s'offrir une première finale mondiale
L'équipe de France féminine de basket-ball s'est qualifiée pour la première finale de Coupe du monde de son histoire après avoir écarté avec autorité l'Allemagne (86-64) devant son public samedi à Berlin.
C'est également la première finale mondiale du basket français puisque la sélection masculine n'a jamais fait mieux qu'une troisième place (2014 et 2019).
Les Bleues avaient justement ramené le bronze de la première Coupe du monde, en 1953: les pionnières ont leurs héritières, qui ne veulent pas se contenter de cette deuxième médaille dans l'histoire de la sélection, mais se parer de l'or dimanche (20h00).
"On veut la plus belle" médaille, a lancé le sélectionneur Jean-Aimé Toupane, alors que Janelle Salaün a estimé que "le travail n'était pas du tout fini".
Elles affronteront les États-Unis, quadruples tenantes du titre, huit fois championnes olympiques de suite et qui n'ont pas perdu en grande compétition depuis 20 ans, ou l'Espagne, opposés dans la soirée (20h00).
Dans les deux cas il s'agira d'une revanche: elles avaient été à quelques centimètres de pousser les Américaines en prolongation de la finale olympique en 2024 (66-67), alors qu'elles s'étaient inclinées face aux Espagnoles en demi-finales de l'Euro-2025 (64-65).
Une finale olympique que les Bleues ont encore "ici", en travers de la gorge, selon Leïla Lacan.
"On verra qui sera notre adversaire. Mais si ce sont les États-Unis, ce serait une belle manière de changer la tendance" a ajouté la meneuse, pour qui le sentiment de revanche "peut donner de l'énergie".
"Après, on ne va pas y aller avec un esprit de revanche non plus. Le groupe est différent, c'est une nouvelle compétition. On a toutes évolué et changé depuis les Jeux. Le but, ça va être de faire comme on le fait depuis le début" a-t-elle ajouté.
Pour Dominique Malonga, l'expérience de 2024 "va beaucoup nous servir, parce qu'on a déjà été dans cette position, disputer une grande finale".
Mais "l'équipe est différente, donc on ne peut pas forcément prendre l'exemple de cette finale, on doit refaire un nouveau match et, si on joue le basket qui nous a amené ici, ça peut marcher".
Héroïne malheureuse de la finale olympique, Gabby Williams a été nommée capitaine pour cette Coupe du monde.
Samedi, elle a parfaitement tenu son rang samedi (22 pts, 5 rebonds, 5 passes décisives et 4 interceptions) lançant l'équipe par sept points dans les cinq premières minutes.
Elle a ensuite su être décisive quand l'Allemagne, qui disputait aussi sa première demi-finale de Coupe du monde, est revenue souffler dans la nuque des Françaises.
Williams, élue MVP du match, a dégainé un tir primé en fin de deuxième quart-temps (41-34, 18e), une interception en fin de troisième (60-47, 29e), où les Bleues ont passé six minutes sans marquer dans le jeu, puis une autre conclue par un lay up pour porter l'avance à 14 points à un peu moins de sept minutes de la fin (69-55, 33e).
Et que dire de son "2+1" (panier plus faute) qui a permis de repasser au-dessus de la barre des 10 points (74-62) à 4 min 30 sec de la fin, puisque les Françaises, largement victorieuses de leur quatre premières rencontres, ne sont pas parvenues à s'épargner un dernier quart-temps totalement tranquille.
Elles ont imprimé une pression défensive constante aux Allemandes, provoquant 24 pertes de balle, et auront fermé la boutique par un tir primé de Marine Johannès (13 pts) à 2 min 30 sec du buzzer (81-64), douchant les quelque 12.000 supporters allemands.
Les joueuses de Jean-Aimé Toupane ont été un peu moins adroites à longue distance (10/27), mais ont conservé, outre leur défense de fer, une autre constante du tournoi: l'apport du banc, à l'image de Johannès, Malonga (6 pts et 5 rbds) qui a rentré deux lancers-francs précieux en fin de match, Carla Leite (9 pts) ou même Migna Touré, dont les deux seuls points ont été inscrits au buzzer du troisième quart-temps (64-50) et avec la planche.
Au final, l'équipe de France l'a emporté de plus de 20 points, et peut sereinement attendre le nom de son adversaire.
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