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Séisme au Japon : trois morts, dont deux dans l'effondrement d'un centre commercial

Published on juillet 28, 2026 at 23:51

La Première ministre japonaise Sanae Takaichi s'adresse aux médias à Tokyo, après le séisme de magnitude 7,1 qui a frappé le sud du Japon, le 28 juillet 2026 — STR / AFP
Le centre commercial Aeon à Kumamoto, dans le sud du Japon, après le séisme du 28 juillet 2026 — Yuichi YAMAZAKI / AFP
Le mur extérieur d'un commerce s'est effondré dans la ville de Kumamoto, après le séisme de magnitude 7,1 qui a frappé le sud du Japon, le 28 juillet 2026 — STR / AFP
La Première ministre japonaise Sanae Takaichi s'adresse aux médias à Tokyo, après le séisme de magnitude 7,1 qui a frappé le sud du Japon, le 28 juillet 2026 — STR / AFP

Les secouristes étaient mercredi matin à la recherche de personnes potentiellement piégées sous les décombres d'un centre commercial dans le sud-ouest du Japon à la suite d'un fort séisme qui a fait au moins trois morts et plus de 100 blessés.

La chaîne privée de télévision TBS a annoncé qu'un "nombre considérable" de personnes pourraient avoir perdu la vie à l'intérieur de cet ensemble de magasins gravement endommagé situé à Kashima, dans la banlieue de Kumamoto.

Mercredi, la chaîne de télévision publique NHK, citant des responsables locaux, a fait état de deux femmes tuées dans le centre commercial Aeon, qui a subi une explosion consécutive au tremblement de terre.

Une autre personne était en arrêt cardio-respiratoire, selon la même source.

Les autorités régionales avaient auparavant mentionné le chiffre de dix disparus dans ce complexe, tandis que la police avait précisé qu'il était impossible de joindre entre 20 et 30 de ses employés.

Les pompiers ont signalé que le premier étage du bâtiment s'était écroulé au cours du tremblement de terre survenu mardi à 1Hh27 (07H27 GMT) sur l'île de Kyushu, la plus méridionale des quatre principales îles constituant l'archipel nippon.

Sa magnitude a été de 7,1, selon l'agence météorologique nippone JMA, de 6,8, selon l'USGS, l'Institut géologique américain. Son niveau a par ailleurs était le plus élevé (7) sur une échelle distincte utilisée au Japon, qui mesure la force avec laquelle les séismes sont ressentis à un endroit donné, a précisé la JMA.

Une série de répliques a suivi, dont l'une d'une magnitude de 6,1 à 17H08 (08H08 GMT).

Une alerte au tsunami a été émise puis rapidement levée.

Mardi en fin de journée, la Première ministre Sanae Takaichi a promis que les équipes de secours travailleraient "sans relâche" pendant la nuit, avec pour priorité "le sauvetage et la mise en sécurité des personnes touchées". 

L'armée japonaise a mobilisé 3.600 personnes pour les opérations de secours et dépêché 20 avions pour évaluer les dégâts.

Plusieurs personnes étaient également portées disparues dans une usine de la ville de Yatsushiro, un peu plus au sud, où le sommet d'une cheminée est tombé, selon NHK.

Une personne a trouvé la mort dans l'effondrement d'une maison, dans ce même département de Kumamoto, a souligné Kyodo.

La NHK a diffusé des images en provenance d'autres zones de cette région, montrant plusieurs incendies, des ponts endommagés, un train de marchandises ayant déraillé et des habitations menaçant de s'écrouler.

"La secousse a été assez forte et a duré longtemps. J'étais terrifiée", a confié à l'AFP Chiharu Hara, 35 ans, en déplacement professionnel à Kumamoto. "Le bâtiment a violemment oscillé. J'ai eu peur qu'il ne s'effondre. Tout le monde a paniqué."

"Les secousses étaient si fortes que je ne pouvais pas rester debout", a raconté un employé de la NHK sur place.

Sur des images vérifiées par l'AFP, on peut voir des poids lourds, des lampadaires et des feux de signalisation subir de fortes oscillations pendant une vingtaine de secondes.

Par ailleurs, sur une route à deux voies du département de Kumamoto, des véhicules circulaient avec prudence sur des tronçons de chaussée déformés.

De nombreuses routes ont été fermées et la circulation des trains à grande vitesse (Shinkansen) a été suspendue dans cette région. L'aéroport de Kumamoto a pour sa part été rouvert dans la soirée.

Deux hôpitaux ont signalé avoir pris en charge au moins 50 blessés chacun, selon NHK.

"Des personnes arrivent avec des brûlures et des fractures après s'être retrouvées coincées sous des objets au cours du séisme et les ambulances amènent continuellement des blessés", a expliqué un membre du personnel d'un hôpital cité par cette même chaîne de télévision.

NHK a en outre fait savoir qu'une dizaine de personnes avaient été blessées dans une maison de retraite.

Aucune anomalie immédiate n'a en revanche été constatée dans les centrales nucléaires de la région, a assuré l'Autorité japonaise de régulation nucléaire.

Quelque 45.000 foyers et installations ont été privés d'électricité dans le département de Kumamoto, a relevé la compagnie Kyushu Electric Power.

En 2016, deux tremblements de terre dévastateurs - l'un de magnitude 6,5, suivi deux jours plus tard par un autre de magnitude 7,3 - avaient frappé Kumamoto. Ils avaient fait 273 morts et plus de 2.800 blessés.

Un séisme de magnitude 7,2 a par ailleurs touché le nord du Japon le 25 juin dernier, sans faire de morts ni causer de dégâts importants.

Situé à la jonction de quatre grandes plaques tectoniques le long de la bordure occidentale de la "ceinture de feu" du Pacifique, le Japon est l'un des pays les plus exposés aux tremblements de terre.

Comptant environ 125 millions d'habitants, il enregistre généralement plusieurs centaines de secousses sismiques chaque année, environ 18% des séismes recensés dans le monde.

La très grande majorité d'entre eux sont de faible intensité, même si les dégâts qu'ils provoquent varient en fonction de leur localisation et de la profondeur à laquelle ils se produisent sous la surface terrestre.

Le Japon reste marqué par le gigantesque séisme sous-marin, de magnitude 9, survenu en 2011, qui avait déclenché un tsunami ayant fait quelque 18.500 morts ou disparus et provoqué la catastrophe de la centrale nucléaire de Fukushima.

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