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En visite au Groenland, von der Leyen annonce une enveloppe de 200 millions d'euros

Published on Setembro 7, 2026 at 16:41

Ursula von der Leyen (d) présidente de la Commission européenne, avec le chef du gouvernement groenlandais, Jens-Frederik Nielsen, et la Première ministre danoise, Mette Frederiksen, au Groenland le 6 septembre 2026 — Mads Claus Rasmussen / AFP
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen (d), accueillie par le Premier ministre groenlandais, Jens-Frederik Nielsen, et la Première ministre danoise, Mett,e Frederiksen à son arrivée à Nuuk, le 6 septembre 2026 — Mads Claus Rasmussen / AFP
Ursula von der Leyen (d) présidente de la Commission européenne, avec le chef du gouvernement groenlandais, Jens-Frederik Nielsen, et la Première ministre danoise, Mette Frederiksen, au Groenland le 6 septembre 2026 — Mads Claus Rasmussen / AFP

En déplacement au Groenland, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a annoncé lundi une enveloppe de 200 millions d'euros pour le territoire qu'elle veut à tout prix soutenir face aux velléités de Donald Trump.

"L'Europe fait un choix: celui d'être plus présente et plus impliquée au Groenland et dans l'Arctique", a-t-elle déclaré lors d'une conférence de presse à Nuuk, capitale de cette immense île, sur laquelle le président des Etats-Unis a jeté son dévolu.

La cheffe de l'exécutif européen conclut une visite de deux jours sur ce territoire autonome danois.

Au programme: une visite en bateau au milieu d'icebergs sous un soleil étincelant, une série de rendez-vous avec le chef du gouvernement groenlandais et la Première ministre danoise, ainsi que la signature d'une déclaration commune entre l'Unon européenne (UE) et le Groenland.

Tout cela assorti de cette enveloppe de 200 millions. Ces fonds doivent servir à financer des projets pour améliorer la connectivité de ce vaste territoire, investir dans l'énergie propre et explorer l'accès aux matières premières critiques.

Tout au long de son déplacement, Ursula von der Leyen a poussé un même message: cette île doit exister avec l'Europe plutôt qu'avec les Etats-Unis.

L'appétance du président Trump pour le Groenland a provoqué une crise majeure en début d'année.

Médusés, les Européens ont soudain vu leur allié de toujours, sur qui ils comptent pour leur sécurité, commencer à les menacer.

Au plus fort de la crise, le président américain n'a pas exclu "d'utiliser la force" pour s'emparer du territoire de 57.000 habitants, semant l'inquiétude au sein de l'UE et de l'Otan.

Sept mois sont passés depuis, la température est un peu retombée. Mais Donald Trump n'a jamais complétement renoncé à son intention de contrôler l'île.

Sans prononcer le nom du président américain, Ursula von der Leyen a fait une référence directe à la crise de janvier.

"C'est aux habitants du Groenland et du Danemark de décider de l'avenir du Groenland. Personne d'autre", a-t-elle assuré lors d'une conférence de presse.

S'exprimant à ses côtés, le chef du gouvernement groenlandais, Jens-Frederik Nielsen, et la Première ministre danoise, Mette Frederiksen, ont tous deux estimé que le territoire avait "besoin de l'Union européenne". Mais que l'Union européenne avait elle aussi "besoin du Groenland".

Cette relation s'illustre notamment dans le secteur économique.

Très dépendante économiquement du Danemark, et de son secteur de la pêche, Nuuk peine actuellement à développer les industries extractives qui pourraient contribuer à son émancipation.

Le Groenland compte utiliser les nouveaux fonds européens pour participer au développement de projets concrets.

Il s'agit notamment d'améliorer les capacités satellitaires, pour un meilleur accès internet dans le nord et l'est de l'île.

Bruxelles espère quant à elle que ces promesses d'investissements permettront de faire d'une pierre deux coups : nouer une relation de confiance avec le Groenland et diversifier l'accès européen aux matières premières critiques -- jusqu'ici très lié à la Chine.

Autre piste explorée: l'idée que le Groenland, avec sa banquise, ses eaux turquoises glacées, puisse abriter des centres de données, qui ont besoin de technologies de refroidissement, pour alimenter le boom de l'intelligence artificielle.

Une initiative que Christian Keldsen, patron des patrons du Groenland, voit particulièrement d'un bon oeil. "Nous poussons carrément en ce sens", a-t-il déclaré à des journalistes.

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