Mondial-2026: "on vient tous de la classe ouvrière", dit l'Argentin Emiliano Martinez
"Tous mes coéquipiers en équipe nationale viennent de la classe ouvrière", le fil rouge c'est de "toujours travailler dur", a déclaré vendredi le gardien de l'Argentine, Emiliano Martinez, avant la finale du Mondial-2026 contre l'Espagne dimanche.
Le portier d'Aston Villa a participé à la conférence officielle d'avant-match, comme il l'avait fait avant les finales remportées en Copa America (2021 et 2024) et en Coupe du monde (2022), et avant la Finalissima gagnée contre l'Italie, championne d'Europe en titre, en 2022.
Quel héritage veut-il laisser? "Qu'on se souvienne de nous comme de n'importe quel Argentin: que nous sommes des travailleurs, que nous n'abandonnons jamais et que, même si les choses nous coûtent, nous nous en sortons toujours, comme on le voit dans cette Coupe du monde", a-t-il déclaré dans une salle comble à New York.
Les champions du monde ont particulièrement peiné durant la phase à élimination directe, que ce soit face au Cap-Vert, l'Egypte, la Suisse et l'Angleterre, contre qui ils s'en sont sortis sur le tard.
D'après Martinez, le peuple argentin peut s'identifier avec le groupe actuel, même s'il inclut des joueurs devenus des stars mondiales.
"Tous mes coéquipiers en équipe nationale viennent de la classe ouvrière. Des familles où le père comme la mère devaient travailler, et ça inclut ma famille, ma mère et mon père", a-t-il affirmé.
Le joueur de 33 ans a assuré se sentir "vraiment calme" à deux jours du choc contre l'Espagne, un trait de caractère qu'il a pu mettre à profit durant la finale du Mondial-2022, au moment de réaliser son arrêt salvateur en fin de prolongation devant le Français Randal Kolo Muani.
"Je peux prendre un, deux, trois buts, mais à l'action suivante je suis exactement le même. La pression ne me pèse pas. J'essaie simplement d'enfiler les gants et, quand l'action arrive, je me dis: +j'ai plus de chances de l'arrêter+", a-t-il expliqué.
"Que ce soit un match normal, une finale, ou quand je joue dans le quartier, je suis le même Dibu qui jouait dans le quartier de Mar del Plata", a-t-il ajouté en référence à sa ville natale.
Diffuser ce sentiment de sérénité participe à être un bon gardien, a-t-il insisté: "Beaucoup de gens pensent que les bons gardiens n'ont qu'à réussir de grands arrêts, c'est tout. Mais ça va bien au‑delà de ça".
jta/cyj
© Agence France-Presse
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