Cédric Jubillar avoue devant la justice, des ossements retrouvés dans le Tarn
Cinq ans et demi après la disparition de Delphine Jubillar, Cédric Jubillar a avoué mercredi devant la justice avoir tué son épouse et a conduit jeudi les enquêteurs là où il avait dissimulé le corps fin 2020.
"Des ossements qui pourraient être des ossements humains ont été retrouvés sur les lieux indiqués par Cédric Jubillar comme l'endroit où il avait déposé le corps de Mme (Delphine) Aussaguel", a déclaré à l'AFP le procureur général de la cour d'appel de Toulouse Nicolas Jacquet, confirmant une information divulguée par BFMTV.
Les ossements doivent désormais être acheminés vers le laboratoire de l'institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) à Pontoise pour établir s'il s'agit bien des restes de Delphine Jubillar.
- Instance de divorce -
Cette audition avait été sollicitée par les avocats du peintre-plaquiste de 38 ans, au lendemain du coup de tonnerre provoqué par la révélation le 6 juillet d'un courrier dans lequel il admettait pour la première fois sa "responsabilité" dans la mort de l'infirmière de 33 ans et mère de leurs deux enfants.
Delphine Jubillar s'apprêtait à le quitter et à refaire sa vie avec un autre homme.
Depuis plus de cinq ans et notamment pendant tout son procès très médiatisé devant les assises du Tarn, à l'issue duquel il a été condamné à 30 ans de réclusion en octobre, il avait toujours clamé son innocence.
Durant l'été 2025, une ex-compagne de l'accusé avait rapporté aux enquêteurs une confidence de Cédric Jubillar, qui lui avait dit l'avoir étranglée, avant de transporter, puis brûler le corps.
Cédric Jubillar était présent jeudi sur le lieu des recherches, accompagné de ses avocats Pierre et Guy Debuisson, donnant des "indications précises" aux enquêteurs, selon une source proche du dossier.
"On est surpris, on pensait pas qu'il l'aurait déposée ici. Il avait dit qu'on ne la retrouverait jamais" a confié à l'AFP une septuagénaire, habitante des environs.
Ses aveux ont été recueillis mercredi par la présidente de la cour d'assises de Haute-Garonne, juridiction devant laquelle M. Jubillar doit être jugé en appel à partir du 21 septembre.
Delphine Jubillar, née Aussaguel, avait disparu mystérieusement du domicile du couple en instance de divorce dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020, pendant un couvre-feu lié à la pandémie de Covid-19.
Dans une affaire sans corps, ni aveux, ni preuve formelle, l'intime conviction de la cour en première instance s'était forgée grâce à un faisceau d'indices : le témoignage du fils aîné Louis, qui dit avoir vu ses parents se disputer le soir des faits, la géolocalisation du téléphone de Delphine, qui n'a jamais quitté la zone.
Le changement de ligne de défense de Cédric Jubillar, "c'est la confirmation que les enquêteurs étaient dans le vrai et que l'instruction a été bien menée, contrairement à ce que disaient les avocats de Cédric Jubillar", souligne un haut gradé de la gendarmerie qui requiert l'anonymat. "On imagine qu'il y a une stratégie derrière" en vue du procès, ajoute-t-il.
- "Besoin de parler" -
Le passage aux aveux de Cédric Jubillar est dû à "un besoin de parler", car il aurait jusque-là été "verrouillé par la pression médiatique", "la pression très forte des enquêteurs", fragilisé par la prise de médicaments et son régime carcéral à l'isolement, avait déclaré lors d'une conférence de presse le 6 juillet un de ses avocats.
Pour Guy Debuisson, Jubillar n'a "jamais eu l'intention de tuer son épouse", laissant entendre que sa défense va contester la notion de meurtre pour privilégier celle de coups mortels ayant entraîné la mort sans intention de la donner.
Dans le courrier transmis à ses avocats, Cédric Jubillar évoque une dispute sans en indiquer les circonstances.
Ses avocats ont par ailleurs jugé "impossible" que son procès en appel puisse se tenir comme prévu, à partir du 21 septembre, à Toulouse.
Incarcéré à l'isolement à la maison d'arrêt de Seysses, près de Toulouse, Cédric Jubillar s'est en outre vu retirer en décembre l'autorité parentale sur ses deux enfants, Louis et Elyah, âgés de 11 et six ans et confiés à leur tante maternelle.
ap-vgr-gf/ybl
© Agence France-Presse
Latest stories
Jornal UE impõe ao Google novas medidas para abrir o Android à concorrência
Bruxelas impôs ao Google, nesta quinta-feira (16), medidas para fomentar a concorrência nos serviços de busca e abrir o Android às inteligências artificiais de seus rivais...
Jornal Reino Unido pede à Fifa investigação sobre faixa evocando as Malvinas na semifinal da Copa
O secretário de Negócios e Comércio do Reino Unido, Peter Kyle, afirmou nesta quinta-feira (16) que a Fifa deve investigar o comportamento dos jogadores argentinos, que exibiram uma faixa com a frase "As Malvinas são argentinas", após derrotarem...
Jornal Presidente eleito da Colômbia prevê abrir uma embaixada em Jerusalém
O presidente eleito da Colômbia, o ultradireitista Abelardo de la Espriella, prevê abrir uma embaixada em Jerusalém como parte de seu plano de retomar e estreitar os laços com Israel...