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Royaume-Uni: Andy Burnham dans les starting-blocks pour succéder à Keir Starmer

Published on Julho 9, 2026 at 01:24

Andy Burnham, député travailliste et candidat à la direction du Parti travailliste, quitte les studios Millbank à Westminster, dans le centre de Londres, le 2 juillet 2026
Le député travailliste Al Carns arrive au siège de campagne du Parti travailliste à Ashton-in-Makerfield, dans le nord-ouest de l'Angleterre, le 18 juin 2026
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Andy Burnham, député travailliste et candidat à la direction du Parti travailliste, quitte les studios Millbank à Westminster, dans le centre de Londres, le 2 juillet 2026
Royaume-Uni: Andy Burnham dans les starting-blocks pour succéder à Keir Starmer

Le travailliste Andy Burnham se rapproche encore un peu plus de Downing Street jeudi, avec l'ouverture officielle du dépôt des candidatures pour succéder au Premier ministre démissionnaire Keir Starmer à la tête du Labour.

A 56 ans, l'ex-maire du Grand Manchester est à ce stade le seul député à avoir annoncé son intention de se présenter et si aucun autre ne le fait d'ici le 15 juillet, il sera désigné vainqueur.

Il serait alors intronisé chef du parti travailliste le 17 juillet lors d'un congrès extraordinaire, avant d'entrer à Downing Street, probablement le 20 juillet.

Pour devenir officiellement candidat, il va devoir montrer qu'il bénéficie du soutien d'au moins 81 des 402 députés de la large majorité travailliste à la Chambre des communes, un seuil qu'il devrait dépasser aisément. 

Si un autre candidat se présente, une compétition interne aura lieu. Le vainqueur sera désigné le 29 août à l'issue d'un vote des adhérents du Labour et des syndicats affiliés. L'ancien secrétaire d'Etat aux Armées Al Carns, qui disait y réfléchir, a finalement annoncé mercredi soir qu'il ne serait pas candidat.

Mais pour beaucoup de travaillistes, Andy Burnham semble être la seule figure capable de relancer le Labour au pouvoir, face aux difficultés qu'a traversées le parti ces derniers mois et qui ont conduit à la démission de Keir Starmer le 22 juin.

Ce dernier ne sera resté au pouvoir que deux ans: arrivé à Downing Street en juillet 2024 après quatorze ans de gouvernements conservateurs, ce juriste de formation au style austère a rapidement vu chuter sa popularité, à force de faux pas et revirements, sur fond de crise du coût de la vie.

La controverse autour de la nomination comme ambassadeur aux Etats-Unis de Peter Mandelson, un proche du criminel sexuel Jeffrey Epstein, et des défaites électorales enregistrées par le Labour lui ont fait perdre ses soutiens au sein du parti, précipitant sa chute.

- "Tenter le pari" -

Son rival Andy Burnham, personnalité populaire et habile communicant, est parvenu à redevenir député - il l'avait déjà été entre 2001 à 2017 - en remportant haut la main une élection législative partielle près de son fief de Manchester le 18 juin. Une étape indispensable pour prétendre accéder à Downing Street.

Il a été accueilli avec enthousiasme par des dizaines d'élus Labour lors de son retour à Westminster, et a reçu le soutien de l'ancien ministre de la Santé Wes Streeting, qui avait également envisagé de défier Keir Starmer.

De nombreux députés estiment qu'il représente la meilleure chance des travaillistes pour résister au parti anti-immigration Reform UK de Nigel Farage avant les prochaines élections législatives, prévues en principe en 2029. 

Reform devance le Labour dans les sondages nationaux depuis plus d'un an, même si l'écart s'est réduit ces dernières semaines et que Nigel Farage se retrouve au coeur d'une polémique sur des dons non déclarés. Une affaire qui l'a conduit à annoncer mardi qu'il démissionnait du Parlement pour se représenter à une législative partielle afin que les électeurs soient "juges de (ses) actions". 

Une députée travailliste, ayant requis l'anonymat, a estimé auprès de l'AFP que le parti avait raison de "tenter le pari" Burnham, ajoutant qu'"il ne pouvait pas être pire que Starmer" et disant espérer qu'il apporte "un vent de fraicheur". 

Un autre député, également sous couvert d'anonymat, a expliqué soutenir Andy Burnham tout en s'inquiétant du fait qu'il ne disposerait que de quelques semaines pour se préparer à gouverner. 

Son arrivée à Downing Street fait tellement peu de doute que les spéculations vont déjà bon train sur sa future équipe gouvernementale. 

Depuis son retour au Parlement, Andy Burnham, surnommé "le roi du Nord" pour ses succès à Manchester, a commencé à dévoiler sa vision pour Downing Street, promettant notamment un vaste mouvement de décentralisation pour stimuler la croissance. 

Dans une vidéo publiée mercredi sur les réseaux sociaux, il a déclaré que le succès pour lui serait "que la majorité des gens aient confiance en l'avenir", ce qui passe par "de la croissance et des changements tangibles dans chaque quartier". 

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© Agence France-Presse

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