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Ligue 1: avec Bruno Genesio, l'OM est enfin au complet

Published on Julho 1, 2026 at 15:49

Ligue 1: avec Bruno Genesio, l'OM est enfin au complet
Marseille a enfin un coach ! Après une longue attente, l'OM a officialisé mercredi l'arrivée sur son banc de Bruno Genesio, qui devra avec le président Stéphane Richard et le directeur sportif Grégory Lorenzi incarner une nouvelle...
Ligue 1: avec Bruno Genesio, l'OM est enfin au complet

Marseille a enfin un coach ! Après une longue attente, l'OM a officialisé mercredi l'arrivée sur son banc de Bruno Genesio, qui devra avec le président Stéphane Richard et le directeur sportif Grégory Lorenzi incarner une nouvelle ère, plus apaisée et rigoureuse que la précédente.

Depuis plusieurs semaines déjà, le dossier Genesio à l'OM était annoncé comme réglé, ou presque, par plusieurs médias sportifs. Mais le club marseillais avait plusieurs urgences: ses passages devant la DNCG et l'instance de contrôle de l'UEFA ainsi que les discussions liées à la résiliation du contrat d'Habib Beye.

Alors que tous les clubs de L1 ont annoncé depuis longtemps leur date de reprise d'entraînement, l'OM était donc à la traîne mais va désormais pouvoir se mettre en ordre de marche.

"J'ai choisi de rejoindre l'Olympique de Marseille parce que j'ai été séduit par le défi qui m'a été présenté. L'OM est un club unique, avec une histoire exceptionnelle, une identité forte et des supporters dont la passion est reconnue bien au-delà de ses frontières", a déclaré Genesio, cité dans le communiqué du club.

Au-delà de ça, le contexte général est connu: les finances marseillaises sont dans le rouge, l'UEFA a sévi, tout en maintenant le club en Ligue Europa, et la DNCG contrôlera cet été ses transferts et sa masse salariale.

"La situation reste compliquée et impose des efforts importants. L'UEFA et la DNCG attendent du sérieux et une gestion rigoureuse", a résumé pour l'AFP une source interne.

- L'OM apaisé ? -

Seulement cinquième la saison écoulée, l'OM avait de toutes façons prévu de revenir à un train de vie plus raisonnable et c'est un club à la diète que récupère le trio Richard-Lorenzi-Genesio.

Avec cette nouvelle équipe dirigeante, Marseille espère laisser derrière lui le tumulte des derniers mois de la gouvernance précédente, celle d'un autre trio formé par Pablo Longoria, Medhi Benatia et Roberto De Zerbi.

Le nouveau projet, plus français et centré sur la L1, devra surtout être plus apaisé et la propriété américaine l'espère également moins coûteux. 

Au bord du terrain, l'échec de Beye étant acté, c'est donc Genesio (59 ans) qui est chargé de lancer la transformation et la reconstruction. A Marseille, il va diriger son quatrième club de L1, après avoir déjà occupé les bancs de Lyon (2015-2019), Rennes (2021-2023) et Lille (2024-2026), qu'il vient de quitter après deux saisons probantes.

La première s'était terminée à la 5e place mais avec un superbe parcours en Ligue des champions, marqué par des succès contre le Real Madrid et l'Atlético Madrid.

Et cette saison, le natif de Lyon a amené les Dogues jusqu'au podium (3e) et à la qualification directe pour la Ligue des champions, laissant derrière lui l'OL, son club de coeur et de formation, et l'OM.

- Salaires revus -

Au-dessus de lui, Stéphane Richard, ancien patron d'Orange, est désormais aux commandes, même s'il ne prendra officiellement ses fonctions que jeudi. Dès sa première conférence de presse, il a annoncé vouloir ramener à Marseille "stabilité" et "apaisement", conscient que les derniers mois avaient laissé des traces profondes à tous les échelons d'un club où, selon une autre source interne, "le climat est détérioré".

De son côté, Grégory Lorenzi, nommé directeur sportif le 28 mai, sera l'architecte d'un nouvel effectif et d'un nouvel OM, contraint par l'état de ses finances.

Dans le communiqué annonçant sa signature, l'OM faisait d'ailleurs référence à une nécessaire "gestion rigoureuse des ressources dans un contexte global marqué notamment par la crise des droits audiovisuels".

Pour un dirigeant marseillais, le premier mercato de Lorenzi sera donc "forcément surtout un mercato de départs, avec des salaires qui devront être revus".

Genesio, qui a fini sa carrière de joueur pas très loin de Marseille et du Vélodrome, à Martigues, est donc prévenu. Mais il a montré à Rennes et Lille qu'il savait amener ses effectifs un peu plus haut que prévu et il a accompagné avec réussite l'éclosion de jeunes talents.

Comme Lorenzi, il va aussi découvrir le délicat contexte marseillais, où chaque défaite est vécue comme un désastre. Mais il a déjà connu des épisodes de forte pression à Lyon et, comme il l'a dit cette année, il peut s'appuyer sur sa "résilience naturelle".

stt/bdx

© Agence France-Presse

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