Afrique

Abandon des poursuites pour trahison contre l'ex-président de Sierra Leone

Published on Juli 14, 2026 at 19:46

L'ancien président de Sierra Leone, Ernest Bai Koroma, alors chef de la mission d'observation de la Cedeao, lors d'une conférence de presse à Abuja, le 27 février 2023 au Nigeria
L'ancien président de Sierra Leone, Ernest Bai Koroma, alors chef de la mission d'observation de la Cedeao, lors d'une conférence de presse à Abuja, le 27 février 2023 au Nigeria
Abandon des poursuites pour trahison contre l'ex-président de Sierra Leone

La Sierra Leone a abandonné les poursuites pour trahison contre l'ancien président Ernest Bai Koroma pour son rôle présumé dans ce que les autorités avaient qualifié de tentative de coup d'Etat en 2023, ont annoncé mardi les autorités judiciaires.

Ernest Bai Koroma, qui a dirigé ce pays d'Afrique de l'Ouest de 2007 à 2018, avait été inculpé de trahison et d'autres infractions en janvier 2024.

Il s'était rendu au Nigeria quelques jours plus tard après avoir obtenu l'autorisation des autorités judiciaires d'y passer un maximum de trois mois pour un traitement médical, mais il n'est jamais revenu dans son pays.

Un communiqué du Bureau du procureur général et ministre de la Justice, mardi, a indiqué qu'il avait "déposé un avis de cessation des poursuites pénales" contre M. Koroma. L'ex-président "est donc libre de retourner en Sierra Leone à l'issue de son traitement médical ou à tout moment de son choix", est-il précisé dans le texte.

Aucune explication n'a été donnée sur l'abandon des charges, mais des observateurs politiques estiment que le gouvernement cherche à promouvoir l'unité nationale.

En novembre 2023, des hommes armés avaient pris d'assaut un arsenal militaire, deux casernes, deux prisons et deux commissariats de police, se heurtant aux forces de sécurité.

Vingt et une personnes avaient été tuées et des centaines de prisonniers s'étaient évadés avant que les autorités ne parviennent à reprendre le contrôle, après ce qu'elles ont qualifié de tentative de coup d'Etat par des membres des forces armées.

Au moins 80 personnes avaient été arrêtées en lien avec ces affrontements, pour la plupart des militaires.

sb-bfm/rh/eba/liu

© Agence France-Presse

Latest stories