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F1: Antonelli triomphe à Monza et assomme ses adversaires

Published on Septiembre 6, 2026 at 19:38

Le piolote italien de Mercedes, l'Italien Kimi Antonelli, coupe en vainqueur la ligne d'arrivée du GP d(Italie de F1 le 6 septembre 2026 à Monza — ANNA SZILAGYI / AFP
Kimi Antonelli, le pilote italien de Merceds, embrasse le trophée du vainqueur du GP d'Italie de F1 le 6 septembre 2026 à Monza — Marco BERTORELLO / AFP
La Mercedes du pilote britannique George Russell pendant le GP d'Italie de F1 le 6 septembre 2026 à Monza — Andrej ISAKOVIC / AFP
Le piolote italien de Mercedes, l'Italien Kimi Antonelli, coupe en vainqueur la ligne d'arrivée du GP d(Italie de F1 le 6 septembre 2026 à Monza — ANNA SZILAGYI / AFP

A l'issue d'une remontée fantastique, l'Italien Kimi Antonelli (Mercedes) a remporté dimanche le Grand Prix d'Italie de Formule 1 à Monza et assommé ses adversaires dans la lutte pour le titre mondial, qui lui semble plus que jamais promis.

Parti en 19e position, le pilote de 20 ans a réalisé une prestation magistrale et a eu un petit coup de pouce du destin qui lui a permis de devenir le quatrième Italien à s'imposer dans le "Temple de la vitesse", le premier depuis 60 ans.

La remontée du natif de Bologne a été très rapide puisqu'il pointait déjà en troisième position au 13e tour, avant de prendre les commandes au 18e tour.

George Russell (Mercedes) et lui ont alors offert un joli duel, multipliant les dépassements. Mais l'intervention de la voiture de sécurité virtuelle au 29e des 53 tours de course a tout changé puisque l'Italien est rentré aux stands changer de pneus, contrairement à son coéquipier anglais.

Grâce à ses gommes neuves, Antonelli a fondu sur son voisin de garage et l'a finalement doublé au 50e tour pour filer vers une victoire aussi inattendue que capitale.

"Je ne m'y attendais pas, c'est incroyable, je suis tellement heureux. C'est un rêve qui devient réalité. Je pensais qu'un podium serait possible avant la course, mais pas gagner", a expliqué Antonelli.

L'Italien a ainsi augmenté de sept points son avance au championnat sur Russell, désormais relégué à 66 longueurs, et fonce désormais vers sa première couronne planétaire, même s'il préfère rester prudent.

"Je ne veux pas regarder le classement. On a vu certaines saisons que les choses peuvent changer très vite. Ca ne sert à rien de penser au titre, je vais prendre course après course et essayer de maximiser les résultats et on verra où je termine en fin de saison", a-t-il estimé.

Russell, qui comptait sur ce GP d'Italie pour réduire l'écart en sachant qu'Antonelli partirait en fond de grille pour avoir changé de moteur, a pris un gros coup sur la tête et s'est montré résigné dimanche.

"Kimi contrôle la situation et il le mérite. Je ne pense absolument pas à une bataille ou une remontée, je prends juste course après course. Ca semble très difficile de pouvoir combler cet écart. J'accepte la situation et je vais essayer malgré tout d'en profiter et de gagner un maximum de courses", a-t-il lâché, désabusé.

Alors qu'il espérait limiter la casse à Monza, Antonelli s'est offert un succès de prestige, le septième cette saison, et a gagné le coeur des tifosi qui se sont consolés de la course difficile de Ferrari en entonnant à pleins poumons l'hymne italien puis le célèbre titre "Sara per che ti amo" après avoir envahi la piste.

La Scuderia, qui rêvait de victoire, a vécu un dimanche calamiteux. Au départ de la course, Charles Leclerc, troisième, a poussé dans les graviers son coéquipier anglais Lewis Hamilton, quatrième, avant de perdre le contrôle de sa monoplace dans la +Parabolica+ et d'aller s'écraser violemment dans un mur de pneus dès le deuxième tour.

"C'était assez chaud, j'ai eu un peu peur pour ma vision car quand je suis sorti de la voiture je ne voyais pas très bien de l'oeil droit. Mais maintenant c'est passé. Ca fait mal au moral de rentrer de Monza avec zéro point", a reconnu Leclerc au micro de Canal+.

Hamilton a, lui, pris la sixième place après avoir perdu ses bagarres avec le Néerlandais Max Verstappen (Red Bull) et les McLaren de l'Anglais Lando Norris et de l'Australien Oscar Piastri.

Pierre Gasly (Alpine), qui avait arraché samedi à la surprise générale la pole position, le première depuis 29 ans pour un pilote français, n'a rien pu faire face aux meilleurs monoplaces du plateau dimanche et a terminé septième.

"On savait qu'avec notre rythme en course ce serait difficile de rester devant. Je suis très satisfait de mes deux départs. Ensuite, on a réussi à se battre avec Norris, qui avait gagné les deux dernières courses, et on termine à trois secondes d'Hamilton donc c'est très positif", a souligné le Normand en zone mixte.

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