Présidentielle : Glucksmann en quête des Verts et de la primaire
Pour son premier déplacement officiel de campagne, le désormais candidat à la présidentielle Raphaël Glucksmann a choisi mardi le thème des énergies renouvelables pour donner des gages sur l'écologie, et convaincre qu'il peut gagner la primaire sociale-démocrate.
"Cette primaire c'est l'opportunité de refonder la gauche", a expliqué M. Glucksmann, crédité de 10% des intentions de vote. Il a assuré vouloir y aller "avec hâte, avec enthousiasme et avec la flamme", même s'il n'était initialement pas favorable à un tel processus de départage avec le Parti socialiste.
"J'appelle tous les gens qui me regardent, tous ceux qui se sentent abandonnés par la gauche : adhérez, venez, rejoignez-nous", a-t-il répété, comme il l'avait fait dimanche soir lors de sa déclaration de candidature sur TF1.
Un appel qui semble avoir été entendu : depuis dimanche, ses équipes disent avoir comptabilisé plus de 1.000 nouveaux adhérents (pour un parti qui en comptait jusqu'alors autour de 10.000).
Le PS et Place publique doivent ratifier mardi soir les modalités de cette primaire, prévue les 9-10 et 16-17 octobre.
Raphaël Glucksmann a notamment justifié la somme de 15 euros pour pouvoir voter : "Ce qu'on demande, ce n'est pas simplement de voter, c'est d'adhérer. Soit au Parti socialiste, soit à Place publique, soit à une structure commune", a-t-il insisté.
L'objectif est de "créer une armée démocrate, sociale, écolo pour pouvoir gagner cette élection", a-t-il expliqué.
Pour son premier déplacement, l'eurodéputé s'est rendu en Charente-Maritime et dans les Deux-Sèvres, accompagné de son nouveau soutien, l'ancien candidat écologiste à la présidentielle de 2022 Yannick Jadot, qui a annoncé son ralliement lundi matin.
Calquant ses pas sur ceux de Yannick Jadot lors de sa campagne, Raphaël Glucksmann s'est rendu sur deux parcs éoliens, à Andilly-les-Marais et à Saint-Jean-de-Liversay (Charente-Maritime), où il a eu l'occasion de grimper au sommet d'une éolienne, casqué et arnaché de baudriers. "J'ai hâte d'être en haut", a-t-il souri avant de monter.
L'occasion pour lui de défendre devant la presse les énergies renouvelables pour "libérer la France de ses addictions au gaz et au pétrole", et de promettre dès son arrivée au pouvoir "les 100 jours de la révolution écologique". M. Jadot sera en charge de la mise en place de ce projet.
Les deux hommes ont insisté sur leurs points d'entente, reconnaissant toutefois une divergence "à discuter" sur les nouveaux réacteurs nucléaires, que M. Glucksmann veut développer, à l'inverse de M. Jadot.
Suivant toujours l'exemple de l'écologiste lors de sa campagne, l'eurodéputé a ensuite navigué dans le marais poitevin -dans une barge de transport de bétail-, pour défendre "les zones humides" et l'agriculture, plaidant pour une "réforme profonde" de la Politique agricole commune (PAC) et "la nécessité de rémunérer les services écologiques rendus par les agriculteurs".
Après une crise climatique d'une ampleur sans précédent cet été, la course au "plus écologiste que moi tu meurs" a démarré à gauche. Notamment pour tenter de convaincre le parti Les Ecologistes de Marine Tondelier, divisé sur la présidentielle.
La tâche est d'autant plus rude pour M. Glucksmann, que le leader insoumis Jean-Luc Mélenchon, qui atteint 17% dans les intentions de vote, est lui clairement identifié sur ce sujet, dont il a fait le thème principal de son discours dimanche en clôture des universités d'été de LFI dans la Drôme.
Yannick Jadot et Raphaël Glucksmann se sont accordés à critiquer son programme : l'écologiste a jugé "lunaire" sa proposition de création d'écorégions basée sur les bassins versants : "une idée pour faire écolo sans avoir travaillé".
Et alors que le tribun insoumis a défendu dimanche une "conscription écologique", M. Glucksmann a rappelé qu'il défendait depuis cinq ans l'idée d'un service civique universel obligatoire, notamment "autour de la transition écologique".
Mais il en faudra plus pour amadouer les Verts.
Dimanche, M. Glucksmann a relevé qu'ils avaient "eu raison avant tout le monde" sur l'effondrement climatique.
Mais il a aussi tancé ceux qui sont "déjà en train de préparer leurs accords avec Jean-Luc Mélenchon pour gagner leur circonscription", semblant viser les députés écologistes, dont certains sont enclins à se rapprocher de LFI.
Pour Marine Tondelier, qui n'a pas oublié que Raphaël Glucksmann a refusé de faire une primaire avec eux pour 2027, le patron de Place publique "n'a pas de marqueur écologique".
Latest stories
Mundo Israel toma el control del centro de formación de la ONU para palestinos en Jerusalén Este
Las fuerzas israelíes tomaron el control este martes de un centro de formación profesional gestionado por la Agencia de la ONU para los Refugiados Palestinos (UNRWA) en Jerusalén Este, un nuevo...
Mundo Largas filas delante de las gasolineras en Irán tras el anuncio de nuevas sanciones de EEUU
Los iraníes amanecieron este martes preocupados por las consecuencias de las nuevas sanciones anunciadas la víspera por Estados Unidos, que prometió "asfixiar" económicamente al país, y en las estaciones...
Mundo Colonos israelíes en Cisjordania atacan a periodistas de la AFP
Un grupo de colonos israelíes en Cisjordania atacó a periodistas de la AFP que cubrían la creciente tensión con la población palestina, y el incidente dejó al menos...