L'administration Trump minimise un défilé suprémaciste pour le 250e anniversaire de l'indépendance
Le ministre de l'Intérieur de l'administration Trump, Doug Burgum, a relativisé dimanche un défilé de quelques centaines de militants suprémacistes blancs à Washington pour le 250e anniversaire de l'indépendance, soulignant l'importance de la liberté d'expression dans la démocratie américaine.
Des hommes masqués portant des pantalons treillis arrivés samedi dans la matinée à la principale gare de la capitale ont défilé à Washington, certains brandissant des drapeaux confédérés et d'autres arborant l'emblème du mouvement suprémaciste Patriot Front, scandant "Reprenons l'Amérique!". Aucun incident ni interpellation n'a été signalé.
"Il n'y a aucune des positions qu'ils défendent avec laquelle je pourrais être d'accord. Mais l'un des principes fondateurs des Etats-Unis, et c'est ce qui rend la démocratie désordonnée, c'est la liberté d'expression", a répondu M. Burgum, interrogé dimanche sur CNN.
"Il y a beaucoup de choses que je vois que je pourrais personnellement trouver offensantes et répréhensibles. Mais en Amérique, la liberté d'expression est permise", a-t-il ajouté.
"Nous sommes dans un pays où quelqu'un peut se présenter et se faire élire en se disant communiste, bien que ce soit ce contre quoi notre nation s'est battue", a argué le ministre.
"Il y a beaucoup de choses dans l'Histoire qui peuvent remonter à la surface, mais le bon côté c'est que ces petites choses sont plutôt l'exception je pense", a-t-il affirmé, se félicitant d'une "unité autour du pays et du drapeau" à l'occasion des célébrations du 250e anniversaire de l'indépendance des Etats-Unis.
Depuis le retour au pouvoir du républicain Donald Trump, le gouvernement américain a réorienté ses préoccupations de sécurité nationale des mouvements d'extrême droite vers ceux de l'extrême gauche.
La "stratégie d'antiterrorisme des Etats-Unis" publiée en mai par la Maison Blanche définit ainsi trois principales "menaces" : "les narcoterroristes et les gangs internationaux", les "terroristes islamistes historiques" et les "extrémistes violents de gauche, y compris les anarchistes et les antifascistes."
Il s'agit d'une rupture avec la précédente administration, du démocrate Joe Biden, qui avait au contraire désigné les groupuscules d'extrême droite, en particulier ceux se revendiquant du suprémacisme blanc, comme une menace majeure pour les Etats-Unis.
Donald Trump a par ailleurs pris en septembre un décret présidentiel classant officiellement comme "organisation terroriste" la mouvance "Antifa", qui rassemble des groupes se réclamant de l'antifascisme, au lendemain d'une cérémonie d'hommage à l'influenceur ultraconservateur assassiné Charlie Kirk.
Latest stories
Mundo EEUU golpea a Irán luego de que Trump adviertiera que la guerra "no ha terminado"
Nuevos ataques de Estados Unidos activaron este miércoles los sistemas de defensa aérea en Teherán, después de que el presidente Donald Trump advirtiera que "no ha terminado" con la guerra contra Irán, que ya le...
Mundo Liberan al líder opositor indio Gandhi tras ser detenido en protesta de las "cucarachas"
Las autoridades indias liberaron al líder opositor Rahul Gandhi, quien había sido detenido frente a la residencia del primer ministro Narendra Modi en medio de las protestas de jóvenes contra...
Mundo Últimos acontecimientos en la guerra en Oriente Medio
Estos son los últimos acontecimientos de la guerra en Oriente Medio tras la reanudación de las hostilidades el 7 de julio...