Présidentielle: Philippe "peut incarner l’ordre et le sérieux" pour "redresser la France", dit Wauquiez
Laurent Wauquiez a tendu la main mercredi au candidat Horizons à la présidentielle Edouard Philippe, apte à "incarner l'ordre et le sérieux permettant de redresser la France", ajoutant qu'il faut "savoir se retirer si c’est nécessaire" de la course à l'Elysée, sans mentionner directement le nom du patron des Républicains Bruno Retailleau.
"Par son histoire, par les responsabilités qui ont été les siennes, je crois qu’ Édouard Philippe peut incarner l’ordre et le sérieux permettant de redresser la France", a affirmé le patron des députés LR dans des déclarations au Figaro quatre jours avant le grand meeting du candidat Horizons.
"La question est de savoir ce qu’il veut faire pour reconstruire la France", affirme-t-il, appelant l'ancien Premier ministre, qui devance dans les sondages les autres candidats de droite et du centre, à dévoiler le programme qu'il entend porter à la présidentielle.
"On ne peut pas se contenter de dire qu’on va faire barrage contre les extrêmes car on ne gagne pas une élection sur un rejet", estime-t-il. "Il faut gagner sur un projet", souligne celui qui a été battu l'an dernier par Bruno Retailleau lors d'une élection interne à la présidence des Républicains.
Le député de Haute-Loire a la dent très dure avec le candidat de son propre camp, qui a obtenu ce printemps le soutien de près de 75% des adhérents.
"Il faut, le plus tôt possible, savoir se retirer si c’est nécessaire", assure-t-il, sans mentionner directement le nom du patron des Républicains, dont il précise toutefois qu'il n'atteint pas les 10% dans les sondages.
Laurent Wauquiez, partisan d'une primaire ouverte pour désigner un candidat unique de la droite à la présidentielle, brandit la menace d'un second tour entre LFI et le RN si les candidats de la droite et du bloc central ne parviennent pas à se mettre d'accord.
"Si tout le monde maintient sa candidature, notre seule contribution aura été d’éliminer un candidat de droite et permis la qualification de Jean-Luc Mélenchon au second tour. Jamais de la vie je ne participerai à cela", promet le patron des députés des Républicains.
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