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Naufrage au Guyana: 67 rescapés mais deux morts et un nombre peu fiable de disparus

Published on Juli 20, 2026 at 11:50

Photo diffusée par NCN Guyana montrant (g-d) le ministre de la Santé du Guyana, le Dr Frank Anthony, le ministre des Travaux publics du Guyana, Juan Edhill, et le Premier ministre du Guyana, Mark Phillips, lors d'une conférence de presse à Georgetown, le 19 juillet 2026, après le chavirage d'un ferry au Guyana — Handout / AFP
Localisation du territoire contesté de l'Essequibo, entre le Venezuela et le Guyana — Gustavo IZUS / AFP
Photo diffusée par NCN Guyana montrant (g-d) le ministre de la Santé du Guyana, le Dr Frank Anthony, le ministre des Travaux publics du Guyana, Juan Edhill, et le Premier ministre du Guyana, Mark Phillips, lors d'une conférence de presse à Georgetown,

Les recherches se poursuivent dimanche au Guyana après le naufrage d'un bateau, alors que les autorités ont révélé que si 67 personnes avaient pu être secourues, le manifeste de 133 passagers et marins n'était pas fiable, et que deux membres d'équipage avaient été testés positifs au cannabis. 

Le naufrage est un énorme drame pour ce petit pays anglophone d'Amérique du Sud d'un peu moins d'un million d'habitants. Le bateau a chaviré au nord-ouest, au large de l'Essequibo, région revendiquée par le Venezuela.

"67 personnes ont été secourues: 41 hommes, 11 femmes et 15 enfants. Parmi les enfants, six sont des garçons et neuf sont des filles", selon un communiqué du gouvernement.

Deux personnes -- un homme et une femme -- ont été retrouvées mortes. Toutefois, alors que les recherches continuent, les autorités se sont dites "indignées" en soirée en découvrant que "le manifeste ne reflète pas fidèlement les personnes présentes à bord", selon le ministre des Travaux Publics Juan Edghill.

Il se peut donc que le nombre de disparus dépasse 66. M. Edghill a appelé les personnes ayant des proches à bord à prendre contact avec les autorités pour tenter d'établir une liste réelle du nombre de passagers.

Le Premier ministre Mark Phillips a promis l'ouverture d'une enquête sur tous les événements concernant le naufrage depuis le chargement du bateau, soulignant que deux membres d'équipage avaient été testés positifs au cannabis.

Dans des propos un peu confus, M. Edghill a évoqué la possibilité que le capitaine ait été testé positif: "Nous avons une tolérance zéro pour les membres d'équipage qui boivent ou fument pendant leur service, et encore plus quand il s'agit de tests positifs concernant le capitaine. Je peux comprendre un marin, mais pas un capitaine. C'est grave, des vies sont en jeu, et ces situations seront traitées en conséquence".

"La zone de recherche a été étendue de 400 kilomètres carrés à 1.070 kilomètres carrés (...) Des pêcheurs locaux, qui possèdent une connaissance approfondie de la région, se sont également joints aux opérations", ont précisé les autorités.  

Dans une vidéo avec des proches de passagers, Juan Edghill a indiqué que "c'est une grosse vague qui a renversé le Barima".

"Nous dormions tous" quand le bateau a chaviré, a affirmé Wayne Kitson, un survivant de 18 ans, interrogé par le média local Kiskadee Watch à Charity, un village situé sur la côte nord-ouest. Il craint que sa femme et leur fille n'aient péri lors du naufrage.

Légèrement blessé au bras droit, à une jambe et au cou, il dit avoir "nagé dans l'océan de 10 heures du soir à 4 heures" du matin avant d'être secouru.

Les survivants ont été ramenés à terre sur la côte.

Le ferry était parti de la capitale Georgetown dans la nuit de samedi à dimanche, et devait emprunter la mer avant de remonter un cours d'eau pour atteindre Port Kaituma, situé en pleine forêt tropicale dans l'Essequibo.

Construit en 1939 selon le site Vesselfinder, "le MV Barima a été mis en cale sèche pour la dernière fois en 2024 et reste conforme à son cycle de radoub obligatoire. Le navire fonctionne également avec de nouveaux moteurs et effectue environ trois à quatre voyages par mois vers Port Kaituma", assure le communiqué du gouvernement.

Le ferry a envoyé un message de détresse samedi vers 23H00 locales (03h00 GMT), a expliqué Juan Edghill.

L'Essequibo, territoire de 160.000 km2 riche en pétrole, est administré par le Guyana depuis plus d'un siècle. Il se trouve au cœur d'un différend avec le Venezuela, les deux pays s'opposant sur le tracé de leur frontière commune.

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