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Neuf mois après le cambriolage du Louvre, la galerie d'Apollon rouvre, sans ses joyaux

Published on يوليو 22, 2026 at 14:51

Louvre: la galerie d'Apollon rouvre au public après le cambriolage d'octobre 2025 — Nicolas GARCIA, Marion PAYET / AFP
Des visiteurs prennent en photo la fenêtre par laquelle des cambrioleurs se sont introduits en octobre 2025 dans la galerie d'Apollon du musée du Louvre, lors de la réouverture des lieux, le 22 juillet 2026 à Paris — LOU BENOIST / AFP
Des visiteurs dans la galerie d'Apollon du musée du Louvre lors de sa réouverture au public, le 22 juillet 2026 à Paris — LOU BENOIST / AFP
Louvre: la galerie d'Apollon rouvre au public après le cambriolage d'octobre 2025 — Nicolas GARCIA, Marion PAYET / AFP

Le début d'"une nouvelle histoire" : les portes dorées de la galerie d'Apollon du Louvre se sont rouvertes mercredi, neuf mois après le spectaculaire cambriolage d'octobre 2025, mais sans aucun objet exposé pour privilégier, selon le musée, "sa fonction" d'antan.

Vers 9H00, les deux imposantes portes de la resplendissante salle laissent entrer un flot de visiteurs, venus rompre le silence des lieux restés fermés pendant plus de neuf mois.

Alison Leslie, policière à la retraite venue d'Édimbourg (Écosse), est parmi les premiers visiteurs à y pénétrer.

"Je suis venue ici exprès", raconte-t-elle à l'AFP. "Elle est magnifique, comme dans mes souvenirs", poursuit la quinquagénaire, habituée des lieux et soulagée de retrouver sa "salle préférée", même vide.

Sous ses pas, un magnifique parquet en bois aux motifs géométriques se déploie. Au-dessus d'elle, peintures et décors couvrent les murs et le plafond.

Au fond de la galerie, une grille bloque désormais l'accès au balcon donnant sur la Seine, point de passage du commando de cambrioleurs qui a pénétré dans le musée le 19 octobre 2025 depuis la rue à l'aide d'un camion-nacelle.

En quelques minutes, huit joyaux de la Couronne de France disparaissent, dont le diadème de l'impératrice Eugénie, retrouvé plus tard très endommagé. Un préjudice estimé à 88 millions d'euros, selon le musée.

"C'est une nouvelle histoire de la galerie", estime Jenny Lee, guide pour des touristes coréens, en photographiant la grille, stigmate du cambriolage.

Comme elle, Gilda Valorc, 64 ans, connaissait bien la galerie avant sa fermeture.

Elle est venue tôt pour "constater" la disparition des bijoux, à laquelle elle peinait à croire. "C'est vide, très vide", dit-elle, espérant secrètement qu'à l'image de la Joconde, volée en 1911, les bijoux disparus retrouvent un jour leur place dans la galerie.

"Si on regarde les choses du côté positif, cette salle est tellement belle, que je pense que maintenant on va l'apprécier davantage", estime la médiatrice culturelle.

Les suspects ont été arrêtés, mais les objets volés restent introuvables. Les bijoux rescapés ont été retirés de la galerie. 

"Ce n'est pas une galerie vide, c'est la galerie dans son usage, dans sa fonction du XVIIe siècle, de déambulation", a déclaré à la presse le directeur du Louvre Christophe Leribault, rappelant qu'à l'origine cette "grande galerie d'appartements" n'abritait que "quelques meubles" et "des tapis".

"C'est l'occasion de redécouvrir son architecture et le décor de cette galerie", a assuré l'historien de l'art et ancien directeur du château de Versailles. "C'est notre galerie des Glaces".

"On ne levait pas toujours les yeux sur ses décors, attirés que nous étions par les joyaux de la Couronne", a quant à elle estimé la ministre de la Culture, Catherine Pégard.

Le cambriolage a stupéfait le monde entier et mis en évidence une série de failles de sécurité, notamment le système de vidéosurveillance obsolète du musée, le plus visité au monde avec neuf millions de visiteurs en 2025.

Il a également déclenché une crise interne, entraînant des manifestations du personnel et la démission de la présidente du musée, Laurence des Cars.

Dans les prochains mois, la collection de gemmes qui était exposée auparavant dans la galerie d'Apollon doit être réinstallée dans l'aile Richelieu, dans des vitrines du Second Empire conçues pour elle. Concernant les joyaux, une salle de haute sécurité devra être construite avant leur réexposition, a détaillé M. Leribault.

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