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Andy Burnham assuré de devenir Premier ministre du Royaume-Uni

Published on يوليو 14, 2026 at 16:54

Andy Burnham, candidat à la direction du Parti travailliste, le 29 juin 2026 à Manchester, dans le nord de l'Angleterre
Le Premier ministre britannique Keir Starmer arrive pour le défilé militaire annuel sur l'avenue des Champs-Élysées à Paris, le 14 juillet 2026
Andy Burnham, candidat du Parti travailliste, devant le local de campagne du parti à Ashton-in-Makerfield, dans le nord-ouest de l'Angleterre, le 18 juin 2026, alors que les électeurs se rendent aux urnes pour l'élection partielle de Makerfield
Andy Burnham (c), candidat à la direction du Parti travailliste, arrive aux studios de Millbank avant une interview, le 2 juillet 2026 à Londres
Andy Burnham, candidat à la direction du Parti travailliste, le 29 juin 2026 à Manchester, dans le nord de l'Angleterre
Andy Burnham assuré de devenir Premier ministre du Royaume-Uni

L'ancien maire du Grand Manchester Andy Burnham, personnalité populaire au sein du Parti travailliste, est désormais assuré de succéder au Premier ministre britannique démissionnaire Keir Starmer, après avoir obtenu le soutien nécessaire des députés du Labour.

M. Burnham a également reçu mardi le soutien du syndicat Unison, le plus important du pays avec plus d'1,3 million d'adhérents. Il doit encore obtenir l'aval de deux organisations, dont un autre syndicat, une étape considérée comme une formalité. 

Lundi, il a reçu lundi le soutien de 27 députés travaillistes supplémentaires, qui s'ajoutent aux 322 reçus au premier jour du vote jeudi. 

Avec le parrainage de 349 députés sur les 403 que compte le groupe, aucun autre candidat ne peut désormais atteindre le seuil des 81 soutiens requis pour se présenter à la direction de ce parti de centre-gauche.

Andy Burnham, 56 ans, doit être officiellement intronisé à la tête du Parti travailliste vendredi lors d'un congrès extraordinaire. Il s'installera à Downing Street le 20 juillet, après avoir rencontré le roi Charles III.

Il deviendra ainsi le septième chef du gouvernement britannique en dix ans. Cet habile communicant aura la lourde tâche de relancer le Labour au pouvoir, face aux difficultés qu'a traversées le parti ces derniers mois et qui ont conduit à la démission de Keir Starmer le 22 juin.

Arrivé à Downing Street en juillet 2024 après quatorze ans de gouvernements conservateurs, ce juriste de formation au style austère a rapidement vu chuter sa popularité, à force de faux pas et revirements, sur fond de crise du coût de la vie.

- "Redistribuer le pouvoir" -

Le Premier ministre sortant, qui réunira son cabinet mercredi pour la dernière fois, a assisté mardi à Paris au traditionnel défilé du 14-Juillet, aux côtés d'une vingtaine de dirigeants étrangers.

Il est attendu en fin d'après-midi au Parlement à Westminster où doit être examiné un projet de loi baptisé en hommage aux victimes de la catastrophe du stade de Hillsborough en 1989, qui a coûté la vie à 97 supporters de Liverpool. 

Cette loi a pour objectif d'empêcher les institutions publiques de dissimuler leurs erreurs lors de catastrophes ou de scandales d'État.

Andy Burnham, né à Liverpool et surnommé "le roi du Nord" en raison de son action en tant que maire du Grand Manchester, doit participer aux débats, pour sa première intervention à la Chambre des communes depuis l'élection du 19 juin qui a permis son retour au Parlement.

Partisan d'un "socialisme pro-entreprises", il avait tenté à deux reprises de diriger le Labour, en 2010 et en 2015.

Parmi les priorités que le futur Premier ministre a commencé à esquisser: un vaste mouvement de décentralisation destiné à relancer la croissance.

"Je pense que nous devons continuer à redistribuer le pouvoir, renforcer nos villes et nos communes, et construire une Grande-Bretagne où chaque communauté est traitée avec un égal respect et où, face à l'injustice, personne ne marche seul", a-t-il écrit dans une tribune publiée mardi par le Liverpool Echo.

Interrogé par un membre de la commission au Trésor sur le message à adresser au prochain gouvernement d'Andy Burnham, le gouverneur de la Banque d'Angleterre Andrew Bailey a répondu que le "plus gros problème" actuellement était "la croissance économique" faible.

adm/alm/glr

© Agence France-Presse

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